Reading the names of this plant already gives an idea of its appearance: that of a “tail,” of a tiger for the Laotians, of a peacock for the Cambodians, and more modestly, of a cat for the English and the French. As for the scientific name, it describes this “tail” (uraria) as hairy (crinita). Indeed, the inflorescence of this herbaceous plant, about 1.5 meters tall, forms a large cylindrical spike, about thirty centimeters long, whitish at the base and violet at the tip. The lower bracts are empty, and the upper ones generally have 2 flowers. The calyx, shaped like a cup, is sprinkled with long white hairs, and the corolla is violet. The leaves are compound, with 3 leaflets at the base of the stems and 5 or 7 higher up; they are pubescent on their undersides. The slender, compressed, and hairy pods contain tiny black seeds.
This leguminous plant is native to the Indo-Malayan region and is found in Laos in dry forests, along roadsides, and even in gardens where horticulturists have developed highly decorative cultivars.
Several Laotian plant names refer to the tiger, often representing powerful plants like the feline they evoke. Hang seua is considered a tonic plant. Used as a whole, it is used to make decoctions for women who have just given birth or for long-term patients. The leaves are applied to wounds, and they are reputed to stop bleeding. In China, Uraria crinita is a medicinal plant with multiple uses: for convulsions, headaches, abdominal pain, and uterine descent. In Thailand, the plant is especially recommended for eliminating intestinal worms and parasites like lice. According to literature, leaves of hang seua are put in jars of padhèk to eliminate vermin; this is information that needs verification for Laos. In Thailand, a decoction of the roots is given in cases of colon cancer. Beneficial effects in cases of diabetes are also reported. Unfortunately, biochemical research on this plant is still incomplete.
Finally, a more conventional use of this leguminous plant, advocated in the context of sustainable agriculture, is its employment as nitrogen fertilizer and as a cover crop for fields.
En lisant les noms de cette plante on voit déjà quel aspect elle peut avoir : celle d’une « queue », de tigre pour les Lao, de paon pour les Cambodgiens et, plus modestement, de chat pour les Anglais et les Français; quant au nom scientifique il qualifie cette queue (uraria) de poilue (crinita). En effet, l’inflorescence de cette herbacée de 1m50 de haut forme un gros épi cylindrique d’une trentaine de centimètres, blanchâtre dans le bas et violet à la pointe; les bractées du bas sont vides, celles du haut ont en général 2 fleurs; le calice en forme de coupe est parsemé de longs poils blancs, la corolle est violette. Les feuilles sont composées, elles ont 3 folioles en bas des tiges et 5 ou 7 plus haut; elles sont pubescentes sur leur envers. Les gousses fines, comprimées et poilues contiennent de minuscules graines noires.
Cette légumineuse est originaire de la zone indo-malaise; on la trouve au Laos dans les forêts sèches, les bords des routes, mais aussi dans les jardins car les horticulteurs en ont fait des cultivars très décoratifs.
Plusieurs noms de plantes en lao font référence au tigre, ce sont souvent des plantes puissantes comme le félin qu’elles évoquent; hang seua est considérée comme une plante tonifiante; tout entière, elle sert à faire des décoctions pour les femmes qui viennent d’accoucher ou pour les malades de longue durée. Les feuilles sont appliquées sur les blessures, elles ont la réputation d’arrêter les hémorragies. En Chine Uraria crinita est une plante médicinale aux emplois multiples: convulsions, maux de tête, douleurs abdominales, descente d’utérus. En Thaïlande, la plante est surtout recommandée pour éliminer les vers intestinaux et les parasites comme les poux; d’ailleurs, d’après la littérature, on mettrait des feuilles de hang seua dans les jarres de padhèk pour en éliminer la vermine; c’est une information à vérifier pour le Laos. En Thaïlande encore, on donnerait une décoction des racines en cas de cancer du côlon. Des effets bienfaisants en cas de diabète sont également signalés. Malheureusement les recherches biochimiques sur cette plante sont toujours incomplètes.
Enfin, un usage plus classique de cette légumineuse, préconisé dans le cadre d’une agriculture durable, est son emploi, comme engrais azoté et comme plante de couverture pour les champs.




Reading the names of this plant already gives an idea of its appearance: that of a “tail,” of a tiger for the Laotians, of a peacock for the Cambodians, and more modestly, of a cat for the English and the French. As for the scientific name, it describes this “tail” (uraria) as hairy (crinita). Indeed, the inflorescence of this herbaceous plant, about 1.5 meters tall, forms a large cylindrical spike, about thirty centimeters long, whitish at the base and violet at the tip. The lower bracts are empty, and the upper ones generally have 2 flowers. The calyx, shaped like a cup, is sprinkled with long white hairs, and the corolla is violet. The leaves are compound, with 3 leaflets at the base of the stems and 5 or 7 higher up; they are pubescent on their undersides. The slender, compressed, and hairy pods contain tiny black seeds.
This leguminous plant is native to the Indo-Malayan region and is found in Laos in dry forests, along roadsides, and even in gardens where horticulturists have developed highly decorative cultivars.
Several Laotian plant names refer to the tiger, often representing powerful plants like the feline they evoke. Hang seua is considered a tonic plant. Used as a whole, it is used to make decoctions for women who have just given birth or for long-term patients. The leaves are applied to wounds, and they are reputed to stop bleeding. In China, Uraria crinita is a medicinal plant with multiple uses: for convulsions, headaches, abdominal pain, and uterine descent. In Thailand, the plant is especially recommended for eliminating intestinal worms and parasites like lice. According to literature, leaves of hang seua are put in jars of padhèk to eliminate vermin; this is information that needs verification for Laos. In Thailand, a decoction of the roots is given in cases of colon cancer. Beneficial effects in cases of diabetes are also reported. Unfortunately, biochemical research on this plant is still incomplete.
Finally, a more conventional use of this leguminous plant, advocated in the context of sustainable agriculture, is its employment as nitrogen fertilizer and as a cover crop for fields.
En lisant les noms de cette plante on voit déjà quel aspect elle peut avoir : celle d’une « queue », de tigre pour les Lao, de paon pour les Cambodgiens et, plus modestement, de chat pour les Anglais et les Français; quant au nom scientifique il qualifie cette queue (uraria) de poilue (crinita). En effet, l’inflorescence de cette herbacée de 1m50 de haut forme un gros épi cylindrique d’une trentaine de centimètres, blanchâtre dans le bas et violet à la pointe; les bractées du bas sont vides, celles du haut ont en général 2 fleurs; le calice en forme de coupe est parsemé de longs poils blancs, la corolle est violette. Les feuilles sont composées, elles ont 3 folioles en bas des tiges et 5 ou 7 plus haut; elles sont pubescentes sur leur envers. Les gousses fines, comprimées et poilues contiennent de minuscules graines noires.
Cette légumineuse est originaire de la zone indo-malaise; on la trouve au Laos dans les forêts sèches, les bords des routes, mais aussi dans les jardins car les horticulteurs en ont fait des cultivars très décoratifs.
Plusieurs noms de plantes en lao font référence au tigre, ce sont souvent des plantes puissantes comme le félin qu’elles évoquent; hang seua est considérée comme une plante tonifiante; tout entière, elle sert à faire des décoctions pour les femmes qui viennent d’accoucher ou pour les malades de longue durée. Les feuilles sont appliquées sur les blessures, elles ont la réputation d’arrêter les hémorragies. En Chine Uraria crinita est une plante médicinale aux emplois multiples: convulsions, maux de tête, douleurs abdominales, descente d’utérus. En Thaïlande, la plante est surtout recommandée pour éliminer les vers intestinaux et les parasites comme les poux; d’ailleurs, d’après la littérature, on mettrait des feuilles de hang seua dans les jarres de padhèk pour en éliminer la vermine; c’est une information à vérifier pour le Laos. En Thaïlande encore, on donnerait une décoction des racines en cas de cancer du côlon. Des effets bienfaisants en cas de diabète sont également signalés. Malheureusement les recherches biochimiques sur cette plante sont toujours incomplètes.
Enfin, un usage plus classique de cette légumineuse, préconisé dans le cadre d’une agriculture durable, est son emploi, comme engrais azoté et comme plante de couverture pour les champs.








Reading the names of this plant already gives an idea of its appearance: that of a “tail,” of a tiger for the Laotians, of a peacock for the Cambodians, and more modestly, of a cat for the English and the French. As for the scientific name, it describes this “tail” (uraria) as hairy (crinita). Indeed, the inflorescence of this herbaceous plant, about 1.5 meters tall, forms a large cylindrical spike, about thirty centimeters long, whitish at the base and violet at the tip. The lower bracts are empty, and the upper ones generally have 2 flowers. The calyx, shaped like a cup, is sprinkled with long white hairs, and the corolla is violet. The leaves are compound, with 3 leaflets at the base of the stems and 5 or 7 higher up; they are pubescent on their undersides. The slender, compressed, and hairy pods contain tiny black seeds.
This leguminous plant is native to the Indo-Malayan region and is found in Laos in dry forests, along roadsides, and even in gardens where horticulturists have developed highly decorative cultivars.
Several Laotian plant names refer to the tiger, often representing powerful plants like the feline they evoke. Hang seua is considered a tonic plant. Used as a whole, it is used to make decoctions for women who have just given birth or for long-term patients. The leaves are applied to wounds, and they are reputed to stop bleeding. In China, Uraria crinita is a medicinal plant with multiple uses: for convulsions, headaches, abdominal pain, and uterine descent. In Thailand, the plant is especially recommended for eliminating intestinal worms and parasites like lice. According to literature, leaves of hang seua are put in jars of padhèk to eliminate vermin; this is information that needs verification for Laos. In Thailand, a decoction of the roots is given in cases of colon cancer. Beneficial effects in cases of diabetes are also reported. Unfortunately, biochemical research on this plant is still incomplete.
Finally, a more conventional use of this leguminous plant, advocated in the context of sustainable agriculture, is its employment as nitrogen fertilizer and as a cover crop for fields.
En lisant les noms de cette plante on voit déjà quel aspect elle peut avoir : celle d’une « queue », de tigre pour les Lao, de paon pour les Cambodgiens et, plus modestement, de chat pour les Anglais et les Français; quant au nom scientifique il qualifie cette queue (uraria) de poilue (crinita). En effet, l’inflorescence de cette herbacée de 1m50 de haut forme un gros épi cylindrique d’une trentaine de centimètres, blanchâtre dans le bas et violet à la pointe; les bractées du bas sont vides, celles du haut ont en général 2 fleurs; le calice en forme de coupe est parsemé de longs poils blancs, la corolle est violette. Les feuilles sont composées, elles ont 3 folioles en bas des tiges et 5 ou 7 plus haut; elles sont pubescentes sur leur envers. Les gousses fines, comprimées et poilues contiennent de minuscules graines noires.
Cette légumineuse est originaire de la zone indo-malaise; on la trouve au Laos dans les forêts sèches, les bords des routes, mais aussi dans les jardins car les horticulteurs en ont fait des cultivars très décoratifs.
Plusieurs noms de plantes en lao font référence au tigre, ce sont souvent des plantes puissantes comme le félin qu’elles évoquent; hang seua est considérée comme une plante tonifiante; tout entière, elle sert à faire des décoctions pour les femmes qui viennent d’accoucher ou pour les malades de longue durée. Les feuilles sont appliquées sur les blessures, elles ont la réputation d’arrêter les hémorragies. En Chine Uraria crinita est une plante médicinale aux emplois multiples: convulsions, maux de tête, douleurs abdominales, descente d’utérus. En Thaïlande, la plante est surtout recommandée pour éliminer les vers intestinaux et les parasites comme les poux; d’ailleurs, d’après la littérature, on mettrait des feuilles de hang seua dans les jarres de padhèk pour en éliminer la vermine; c’est une information à vérifier pour le Laos. En Thaïlande encore, on donnerait une décoction des racines en cas de cancer du côlon. Des effets bienfaisants en cas de diabète sont également signalés. Malheureusement les recherches biochimiques sur cette plante sont toujours incomplètes.
Enfin, un usage plus classique de cette légumineuse, préconisé dans le cadre d’une agriculture durable, est son emploi, comme engrais azoté et comme plante de couverture pour les champs.


