The stag’s horn ferns cannot fail but to pique the imagination of nature lovers, because this plant, which, however, does not flower, is admired for the incredible design of its leaves, or, rather, its fronds. The Platycerium actually are epiphyte ferns, that is to say that they take root on another plant – usually in the anfractuosities of large trees growing in humid forests. They have two different types of fronds; botanists speak of foliage dimorphism. Those which do not bear fruit are round, flat, with a wavy edge, and overlapping. They form a sort of open ‘basket’, facing upwards, where humus accumulates, rapidly explored by the roots, at the same time giving both nourishment and support. With age, they dry out, becoming brownish and leathery, then decompose. The fruit-bearing fronds that carry spores, the reproductive organs of the ferns, appear first and are much more decorative: long, erect or hanging, highly digitated and forming thongs of a beautiful bright or soft green, according to the species. They can evoke thoughts of a deer’s antlers, and their English and French common names come from that image.
This genus comprises about fifteen species which are also easily found in South America, as well as in Africa, Asia, or Australia. In Laos, the Platycerium are called gni ba for the three or four listed species: coronarium (Mull.) Desv., P. grande J. Sm., P. Holttumii, Joncheere & Hennipman; the first having the longest hanging fronds, growing to 1m 50. We have two traditional use of this plant. By the Akha, in cases of earache, they make a decoction from the leaves which is rubbed on the painful area. The same decoction is used among the Hmong for liver disease.
But if you can admire these magnificent plants in our gardens, it is good that they are, most of the time, taken from their natural forests to be transplanted in town. Or, together with another epiphyte fern, Asplenium nidus, the stag’s horn ferns are seriously threatened by extinction due to abusive picking(?)/gathering(?). So, if you would like to participate in the preservation of Laos’ biodiversity, do not buy these ferns, beautiful as they are, from the unknowing sellers who approach you on urban streets. Instead, go to the nurseries or reproduce a plant from which you have already carefully divided a big, healthy leaf into little pieces; the new seedlings can then be attached to a tree by a large link or bark until they are able to grow on their own.
Les Cornes de cerf ne peuvent que frapper l’imagination des amoureux de la nature car cette plante, qui pourtant n’a pas de fleur, étonne par l’incroyable architecture de ses feuilles ou plutôt de ses frondes. Les Platycerium sont en effet des fougères épiphytes, c’est-à-dire qu’elles prennent racines sur une autre plante, en général dans les anfractuosités des troncs de grands arbres des forêts humides. Leurs frondes sont de deux sortes, les botanistes parlent de dimorphisme foliaire. Les unes stériles sont arrondies, plates, à bord entier ondulé, et superposées; elles forment contre l’arbre une sorte de corbeille ouverte vers le haut, où l’humus s’accumule, rapidement exploré par les racines, ayant à la fois un rôle nourricier et de fixation au support; avec l’âge, elles se dessèchent, deviennent coriaces et brunâtres, puis se décomposent. Les frondes fructifères qui portent les spores, organes reproducteurs des fougères, émergent des premières avec beaucoup plus de fantaisie: elles sont longues, dressées ou pendantes, fortement digitées jusqu’à former des lanières, d’un beau vert clair ou velouté selon les espèces; elles peuvent évoquer des bois de cerf et leur nom vernaculaire anglais et français vient de cette image.
Ce genre comprend une quinzaine d’espèces que l’on rencontre aussi bien en Amérique tropicale, qu’en Afrique, en Asie ou en Australie. Au Laos les Platycerium sont appelées gni ba pour les trois ou quatre espèces répertoriées: P. coronarium (Mull.) Desv., P. grande J. Sm., P. Holttumii, Joncheere & Hennipman., la première ayant les frondes pendantes les plus longues, jusqu’à 1m 50.
Nous n’avons trouvé que deux usages traditionnels de cette plante. Chez les Akha, en cas de mal aux oreilles, on fait une décoction de la feuille dont on badigeonne la partie douloureuse. La même décoction est employée chez les Hmong pour le mal au foie.
Mais si vous pouvez admirer dans nos jardins ces magnifiques plantes c’est bien qu’elles ont été, la plupart du temps, arrachées à leur forêt natale pour être transplantées en ville. Or, avec une autre fougère épiphyte Asplenium nidus, les cornes de cerf sont sérieusement menacées de disparition à cause d’une collecte abusive. Si donc vous voulez participer à la préservation de la biodiversité au Laos, évitez de les acheter, si belles soient-elles, aux cueilleurs inconscients qui vous les proposent sur les trottoirs des villes. Vous pouvez par contre aller dans les pépinières ou multiplier un plant que vous avez déjà en divisant minutieusement une grande feuille en bonne santé en petits morceaux; les nouvelles plantules seront fixées sur un arbre par un large lien ou une écorce jusqu’à ce qu’elles soient capables de tenir par leurs propres moyens.



The stag’s horn ferns cannot fail but to pique the imagination of nature lovers, because this plant, which, however, does not flower, is admired for the incredible design of its leaves, or, rather, its fronds. The Platycerium actually are epiphyte ferns, that is to say that they take root on another plant – usually in the anfractuosities of large trees growing in humid forests. They have two different types of fronds; botanists speak of foliage dimorphism. Those which do not bear fruit are round, flat, with a wavy edge, and overlapping. They form a sort of open ‘basket’, facing upwards, where humus accumulates, rapidly explored by the roots, at the same time giving both nourishment and support. With age, they dry out, becoming brownish and leathery, then decompose. The fruit-bearing fronds that carry spores, the reproductive organs of the ferns, appear first and are much more decorative: long, erect or hanging, highly digitated and forming thongs of a beautiful bright or soft green, according to the species. They can evoke thoughts of a deer’s antlers, and their English and French common names come from that image.
This genus comprises about fifteen species which are also easily found in South America, as well as in Africa, Asia, or Australia. In Laos, the Platycerium are called gni ba for the three or four listed species: coronarium (Mull.) Desv., P. grande J. Sm., P. Holttumii, Joncheere & Hennipman; the first having the longest hanging fronds, growing to 1m 50. We have two traditional use of this plant. By the Akha, in cases of earache, they make a decoction from the leaves which is rubbed on the painful area. The same decoction is used among the Hmong for liver disease.
But if you can admire these magnificent plants in our gardens, it is good that they are, most of the time, taken from their natural forests to be transplanted in town. Or, together with another epiphyte fern, Asplenium nidus, the stag’s horn ferns are seriously threatened by extinction due to abusive picking(?)/gathering(?). So, if you would like to participate in the preservation of Laos’ biodiversity, do not buy these ferns, beautiful as they are, from the unknowing sellers who approach you on urban streets. Instead, go to the nurseries or reproduce a plant from which you have already carefully divided a big, healthy leaf into little pieces; the new seedlings can then be attached to a tree by a large link or bark until they are able to grow on their own.
Les Cornes de cerf ne peuvent que frapper l’imagination des amoureux de la nature car cette plante, qui pourtant n’a pas de fleur, étonne par l’incroyable architecture de ses feuilles ou plutôt de ses frondes. Les Platycerium sont en effet des fougères épiphytes, c’est-à-dire qu’elles prennent racines sur une autre plante, en général dans les anfractuosités des troncs de grands arbres des forêts humides. Leurs frondes sont de deux sortes, les botanistes parlent de dimorphisme foliaire. Les unes stériles sont arrondies, plates, à bord entier ondulé, et superposées; elles forment contre l’arbre une sorte de corbeille ouverte vers le haut, où l’humus s’accumule, rapidement exploré par les racines, ayant à la fois un rôle nourricier et de fixation au support; avec l’âge, elles se dessèchent, deviennent coriaces et brunâtres, puis se décomposent. Les frondes fructifères qui portent les spores, organes reproducteurs des fougères, émergent des premières avec beaucoup plus de fantaisie: elles sont longues, dressées ou pendantes, fortement digitées jusqu’à former des lanières, d’un beau vert clair ou velouté selon les espèces; elles peuvent évoquer des bois de cerf et leur nom vernaculaire anglais et français vient de cette image.
Ce genre comprend une quinzaine d’espèces que l’on rencontre aussi bien en Amérique tropicale, qu’en Afrique, en Asie ou en Australie. Au Laos les Platycerium sont appelées gni ba pour les trois ou quatre espèces répertoriées: P. coronarium (Mull.) Desv., P. grande J. Sm., P. Holttumii, Joncheere & Hennipman., la première ayant les frondes pendantes les plus longues, jusqu’à 1m 50.
Nous n’avons trouvé que deux usages traditionnels de cette plante. Chez les Akha, en cas de mal aux oreilles, on fait une décoction de la feuille dont on badigeonne la partie douloureuse. La même décoction est employée chez les Hmong pour le mal au foie.
Mais si vous pouvez admirer dans nos jardins ces magnifiques plantes c’est bien qu’elles ont été, la plupart du temps, arrachées à leur forêt natale pour être transplantées en ville. Or, avec une autre fougère épiphyte Asplenium nidus, les cornes de cerf sont sérieusement menacées de disparition à cause d’une collecte abusive. Si donc vous voulez participer à la préservation de la biodiversité au Laos, évitez de les acheter, si belles soient-elles, aux cueilleurs inconscients qui vous les proposent sur les trottoirs des villes. Vous pouvez par contre aller dans les pépinières ou multiplier un plant que vous avez déjà en divisant minutieusement une grande feuille en bonne santé en petits morceaux; les nouvelles plantules seront fixées sur un arbre par un large lien ou une écorce jusqu’à ce qu’elles soient capables de tenir par leurs propres moyens.






The stag’s horn ferns cannot fail but to pique the imagination of nature lovers, because this plant, which, however, does not flower, is admired for the incredible design of its leaves, or, rather, its fronds. The Platycerium actually are epiphyte ferns, that is to say that they take root on another plant – usually in the anfractuosities of large trees growing in humid forests. They have two different types of fronds; botanists speak of foliage dimorphism. Those which do not bear fruit are round, flat, with a wavy edge, and overlapping. They form a sort of open ‘basket’, facing upwards, where humus accumulates, rapidly explored by the roots, at the same time giving both nourishment and support. With age, they dry out, becoming brownish and leathery, then decompose. The fruit-bearing fronds that carry spores, the reproductive organs of the ferns, appear first and are much more decorative: long, erect or hanging, highly digitated and forming thongs of a beautiful bright or soft green, according to the species. They can evoke thoughts of a deer’s antlers, and their English and French common names come from that image.
This genus comprises about fifteen species which are also easily found in South America, as well as in Africa, Asia, or Australia. In Laos, the Platycerium are called gni ba for the three or four listed species: coronarium (Mull.) Desv., P. grande J. Sm., P. Holttumii, Joncheere & Hennipman; the first having the longest hanging fronds, growing to 1m 50. We have two traditional use of this plant. By the Akha, in cases of earache, they make a decoction from the leaves which is rubbed on the painful area. The same decoction is used among the Hmong for liver disease.
But if you can admire these magnificent plants in our gardens, it is good that they are, most of the time, taken from their natural forests to be transplanted in town. Or, together with another epiphyte fern, Asplenium nidus, the stag’s horn ferns are seriously threatened by extinction due to abusive picking(?)/gathering(?). So, if you would like to participate in the preservation of Laos’ biodiversity, do not buy these ferns, beautiful as they are, from the unknowing sellers who approach you on urban streets. Instead, go to the nurseries or reproduce a plant from which you have already carefully divided a big, healthy leaf into little pieces; the new seedlings can then be attached to a tree by a large link or bark until they are able to grow on their own.
Les Cornes de cerf ne peuvent que frapper l’imagination des amoureux de la nature car cette plante, qui pourtant n’a pas de fleur, étonne par l’incroyable architecture de ses feuilles ou plutôt de ses frondes. Les Platycerium sont en effet des fougères épiphytes, c’est-à-dire qu’elles prennent racines sur une autre plante, en général dans les anfractuosités des troncs de grands arbres des forêts humides. Leurs frondes sont de deux sortes, les botanistes parlent de dimorphisme foliaire. Les unes stériles sont arrondies, plates, à bord entier ondulé, et superposées; elles forment contre l’arbre une sorte de corbeille ouverte vers le haut, où l’humus s’accumule, rapidement exploré par les racines, ayant à la fois un rôle nourricier et de fixation au support; avec l’âge, elles se dessèchent, deviennent coriaces et brunâtres, puis se décomposent. Les frondes fructifères qui portent les spores, organes reproducteurs des fougères, émergent des premières avec beaucoup plus de fantaisie: elles sont longues, dressées ou pendantes, fortement digitées jusqu’à former des lanières, d’un beau vert clair ou velouté selon les espèces; elles peuvent évoquer des bois de cerf et leur nom vernaculaire anglais et français vient de cette image.
Ce genre comprend une quinzaine d’espèces que l’on rencontre aussi bien en Amérique tropicale, qu’en Afrique, en Asie ou en Australie. Au Laos les Platycerium sont appelées gni ba pour les trois ou quatre espèces répertoriées: P. coronarium (Mull.) Desv., P. grande J. Sm., P. Holttumii, Joncheere & Hennipman., la première ayant les frondes pendantes les plus longues, jusqu’à 1m 50.
Nous n’avons trouvé que deux usages traditionnels de cette plante. Chez les Akha, en cas de mal aux oreilles, on fait une décoction de la feuille dont on badigeonne la partie douloureuse. La même décoction est employée chez les Hmong pour le mal au foie.
Mais si vous pouvez admirer dans nos jardins ces magnifiques plantes c’est bien qu’elles ont été, la plupart du temps, arrachées à leur forêt natale pour être transplantées en ville. Or, avec une autre fougère épiphyte Asplenium nidus, les cornes de cerf sont sérieusement menacées de disparition à cause d’une collecte abusive. Si donc vous voulez participer à la préservation de la biodiversité au Laos, évitez de les acheter, si belles soient-elles, aux cueilleurs inconscients qui vous les proposent sur les trottoirs des villes. Vous pouvez par contre aller dans les pépinières ou multiplier un plant que vous avez déjà en divisant minutieusement une grande feuille en bonne santé en petits morceaux; les nouvelles plantules seront fixées sur un arbre par un large lien ou une écorce jusqu’à ce qu’elles soient capables de tenir par leurs propres moyens.


