Harrisonia perforata inhabits dense forests from Burma to the Philippines via our peninsula where it is very common. It is a lianescent shrub that is found in secondary thickets where its thin trunk is remarkable for the large thorns with which it is covered. Its green–gray foliage is made up of leaves composed of toothed leaflets, bordered like the spine of a wing. The panicle inflorescences are composed of small flowers, dark red on the outside and yellowish on the inside. Its fruits are globose drupes, with reddish pulp, flattened at the poles, containing black and soft seeds. It flowers in February March and fruits from September to October.
The genus Harrisonia is classified sometimes in the family Simaroubaceae and sometimes in that of Rutaceae; it includes 2 species, one Asian, H. perforata and the other African H. abyssinica, both recognized medicinal plants. The Lao and Thai names of this shrub refer to the Chinese partridge, nok tha in Lao, without us knowing why: kone tha means “the partridge hole“, and we sometimes find nam kone tha, “partridge hole thorn”? Perhaps partridges feast on its fruits, as Poilane points out for deer and roe deer? In Louang Prabang we also say nam tyai, “paper thorn”? The Khmer name is much clearer, it means “forest invader”, because this plant spreads quickly.
In Cambodia, the stems are used in basketry to make the frames of bamboo baskets and fishing gear. In Laos tone kone tha is a sought–after medicinal plant because its leaves, fruits and roots are bitter; Its most widespread use is the care of wounds, especially those of the feet which are brushed with an oil mixed with the ashes of roasted leaves; these are also added to steam baths; with the roots made a decoction in case of diarrhea and to reduce fever, the fruits are chewed for the same purpose. Moreover, Harrisonia perforata is widely studied by pharmaceutical laboratories which have demonstrated a certain effectiveness of the plant against malaria, but the experiments have always been carried out in vitro! The mahouts, for their part, did not wait for the results of scientific research to give branches of tone kone tha to eat to the elephants in order to deworm them.
Harrisonia perforata habite les forêts denses de la Birmanie jusqu’aux Philippines en passant par notre péninsule où il est très fréquent. C’est un arbuste lianescent que l’on rencontre dans les fourrés secondaires où son tronc mince est remarquable par les grosses épines dont il est parcouru. Son feuillage vert-gris est fait de feuilles composées de folioles dentées, bordées comme le rachis d’une aile. Les inflorescences en panicules sont composées de petites fleurs rouge foncé à l’extérieur et jaunâtre à l’intérieur. Ses fruits sont des drupes globuleuses, à la pulpe rougeâtre aplaties aux pôles, contenant des graines noires et molles. Il fleurit en février mars et fructifie de septembre à octobre.
Le genre Harrisonia est classé tantôt dans la famille des Simaroubacées tantôt dans celle des Rutacées; il comprend 2 espèces, l’une asiatique, H. perforata et l’autre africaine H. abyssinica, toutes deux plantes médicinales reconnues. Les noms lao et thaï de cet arbuste font référence à la perdrix de Chine, nok tha en lao, sans que l’on sache bien pourquoi: kone tha signifie « le trou de perdrix », et l’on trouve parfois nam kone tha, « épine trou de perdrix » ? Peut-être que les perdrix se régalent de ses fruits, comme le signale Poilane pour les cerfs et les chevreuils? À Louang Prabang on dit aussi nam tyai, « épine de papier » ? Le nom khmer est beaucoup plus clair, il signifie « envahisseur des forêts », car cette plante se propage rapidement.
Au Cambodge justement les tiges sont utilisées en vannerie pour faire les armatures des paniers de bambou et engins de pêche. Au Laos tone kone tha est une plante médicinale recherchée car ses feuilles, ses fruits et ses racines sont amers; l’emploie le plus généralisé est le soin des plaies, surtout celles des pieds que l’on badigeonne avec une huile mélangée à la cendre des feuilles grillées; celles-ci sont également ajoutées aux bains de vapeur; avec les racines ont fait une décoction en cas de diarrhée et pour faire baisser la fièvre, les fruits sont mâchés dans le même but. D’ailleurs Harrisonia perforata est très étudié par les laboratoires pharmaceutiques qui ont démontré une efficacité certaine de la plante contre le paludisme, mais les expériences ont toujours été faites in vitro ! Les cornacs, quant à eux, n’ont pas attendu les résultats des recherches scientifiques pour donner des branches de ton kone tha à manger aux éléphants afin de les déparasiter.





Harrisonia perforata inhabits dense forests from Burma to the Philippines via our peninsula where it is very common. It is a lianescent shrub that is found in secondary thickets where its thin trunk is remarkable for the large thorns with which it is covered. Its green–gray foliage is made up of leaves composed of toothed leaflets, bordered like the spine of a wing. The panicle inflorescences are composed of small flowers, dark red on the outside and yellowish on the inside. Its fruits are globose drupes, with reddish pulp, flattened at the poles, containing black and soft seeds. It flowers in February March and fruits from September to October.
The genus Harrisonia is classified sometimes in the family Simaroubaceae and sometimes in that of Rutaceae; it includes 2 species, one Asian, H. perforata and the other African H. abyssinica, both recognized medicinal plants. The Lao and Thai names of this shrub refer to the Chinese partridge, nok tha in Lao, without us knowing why: kone tha means “the partridge hole“, and we sometimes find nam kone tha, “partridge hole thorn”? Perhaps partridges feast on its fruits, as Poilane points out for deer and roe deer? In Louang Prabang we also say nam tyai, “paper thorn”? The Khmer name is much clearer, it means “forest invader”, because this plant spreads quickly.
In Cambodia, the stems are used in basketry to make the frames of bamboo baskets and fishing gear. In Laos tone kone tha is a sought–after medicinal plant because its leaves, fruits and roots are bitter; Its most widespread use is the care of wounds, especially those of the feet which are brushed with an oil mixed with the ashes of roasted leaves; these are also added to steam baths; with the roots made a decoction in case of diarrhea and to reduce fever, the fruits are chewed for the same purpose. Moreover, Harrisonia perforata is widely studied by pharmaceutical laboratories which have demonstrated a certain effectiveness of the plant against malaria, but the experiments have always been carried out in vitro! The mahouts, for their part, did not wait for the results of scientific research to give branches of tone kone tha to eat to the elephants in order to deworm them.
Harrisonia perforata habite les forêts denses de la Birmanie jusqu’aux Philippines en passant par notre péninsule où il est très fréquent. C’est un arbuste lianescent que l’on rencontre dans les fourrés secondaires où son tronc mince est remarquable par les grosses épines dont il est parcouru. Son feuillage vert-gris est fait de feuilles composées de folioles dentées, bordées comme le rachis d’une aile. Les inflorescences en panicules sont composées de petites fleurs rouge foncé à l’extérieur et jaunâtre à l’intérieur. Ses fruits sont des drupes globuleuses, à la pulpe rougeâtre aplaties aux pôles, contenant des graines noires et molles. Il fleurit en février mars et fructifie de septembre à octobre.
Le genre Harrisonia est classé tantôt dans la famille des Simaroubacées tantôt dans celle des Rutacées; il comprend 2 espèces, l’une asiatique, H. perforata et l’autre africaine H. abyssinica, toutes deux plantes médicinales reconnues. Les noms lao et thaï de cet arbuste font référence à la perdrix de Chine, nok tha en lao, sans que l’on sache bien pourquoi: kone tha signifie « le trou de perdrix », et l’on trouve parfois nam kone tha, « épine trou de perdrix » ? Peut-être que les perdrix se régalent de ses fruits, comme le signale Poilane pour les cerfs et les chevreuils? À Louang Prabang on dit aussi nam tyai, « épine de papier » ? Le nom khmer est beaucoup plus clair, il signifie « envahisseur des forêts », car cette plante se propage rapidement.
Au Cambodge justement les tiges sont utilisées en vannerie pour faire les armatures des paniers de bambou et engins de pêche. Au Laos tone kone tha est une plante médicinale recherchée car ses feuilles, ses fruits et ses racines sont amers; l’emploie le plus généralisé est le soin des plaies, surtout celles des pieds que l’on badigeonne avec une huile mélangée à la cendre des feuilles grillées; celles-ci sont également ajoutées aux bains de vapeur; avec les racines ont fait une décoction en cas de diarrhée et pour faire baisser la fièvre, les fruits sont mâchés dans le même but. D’ailleurs Harrisonia perforata est très étudié par les laboratoires pharmaceutiques qui ont démontré une efficacité certaine de la plante contre le paludisme, mais les expériences ont toujours été faites in vitro ! Les cornacs, quant à eux, n’ont pas attendu les résultats des recherches scientifiques pour donner des branches de ton kone tha à manger aux éléphants afin de les déparasiter.










Harrisonia perforata inhabits dense forests from Burma to the Philippines via our peninsula where it is very common. It is a lianescent shrub that is found in secondary thickets where its thin trunk is remarkable for the large thorns with which it is covered. Its green–gray foliage is made up of leaves composed of toothed leaflets, bordered like the spine of a wing. The panicle inflorescences are composed of small flowers, dark red on the outside and yellowish on the inside. Its fruits are globose drupes, with reddish pulp, flattened at the poles, containing black and soft seeds. It flowers in February March and fruits from September to October.
The genus Harrisonia is classified sometimes in the family Simaroubaceae and sometimes in that of Rutaceae; it includes 2 species, one Asian, H. perforata and the other African H. abyssinica, both recognized medicinal plants. The Lao and Thai names of this shrub refer to the Chinese partridge, nok tha in Lao, without us knowing why: kone tha means “the partridge hole“, and we sometimes find nam kone tha, “partridge hole thorn”? Perhaps partridges feast on its fruits, as Poilane points out for deer and roe deer? In Louang Prabang we also say nam tyai, “paper thorn”? The Khmer name is much clearer, it means “forest invader”, because this plant spreads quickly.
In Cambodia, the stems are used in basketry to make the frames of bamboo baskets and fishing gear. In Laos tone kone tha is a sought–after medicinal plant because its leaves, fruits and roots are bitter; Its most widespread use is the care of wounds, especially those of the feet which are brushed with an oil mixed with the ashes of roasted leaves; these are also added to steam baths; with the roots made a decoction in case of diarrhea and to reduce fever, the fruits are chewed for the same purpose. Moreover, Harrisonia perforata is widely studied by pharmaceutical laboratories which have demonstrated a certain effectiveness of the plant against malaria, but the experiments have always been carried out in vitro! The mahouts, for their part, did not wait for the results of scientific research to give branches of tone kone tha to eat to the elephants in order to deworm them.
Harrisonia perforata habite les forêts denses de la Birmanie jusqu’aux Philippines en passant par notre péninsule où il est très fréquent. C’est un arbuste lianescent que l’on rencontre dans les fourrés secondaires où son tronc mince est remarquable par les grosses épines dont il est parcouru. Son feuillage vert-gris est fait de feuilles composées de folioles dentées, bordées comme le rachis d’une aile. Les inflorescences en panicules sont composées de petites fleurs rouge foncé à l’extérieur et jaunâtre à l’intérieur. Ses fruits sont des drupes globuleuses, à la pulpe rougeâtre aplaties aux pôles, contenant des graines noires et molles. Il fleurit en février mars et fructifie de septembre à octobre.
Le genre Harrisonia est classé tantôt dans la famille des Simaroubacées tantôt dans celle des Rutacées; il comprend 2 espèces, l’une asiatique, H. perforata et l’autre africaine H. abyssinica, toutes deux plantes médicinales reconnues. Les noms lao et thaï de cet arbuste font référence à la perdrix de Chine, nok tha en lao, sans que l’on sache bien pourquoi: kone tha signifie « le trou de perdrix », et l’on trouve parfois nam kone tha, « épine trou de perdrix » ? Peut-être que les perdrix se régalent de ses fruits, comme le signale Poilane pour les cerfs et les chevreuils? À Louang Prabang on dit aussi nam tyai, « épine de papier » ? Le nom khmer est beaucoup plus clair, il signifie « envahisseur des forêts », car cette plante se propage rapidement.
Au Cambodge justement les tiges sont utilisées en vannerie pour faire les armatures des paniers de bambou et engins de pêche. Au Laos tone kone tha est une plante médicinale recherchée car ses feuilles, ses fruits et ses racines sont amers; l’emploie le plus généralisé est le soin des plaies, surtout celles des pieds que l’on badigeonne avec une huile mélangée à la cendre des feuilles grillées; celles-ci sont également ajoutées aux bains de vapeur; avec les racines ont fait une décoction en cas de diarrhée et pour faire baisser la fièvre, les fruits sont mâchés dans le même but. D’ailleurs Harrisonia perforata est très étudié par les laboratoires pharmaceutiques qui ont démontré une efficacité certaine de la plante contre le paludisme, mais les expériences ont toujours été faites in vitro ! Les cornacs, quant à eux, n’ont pas attendu les résultats des recherches scientifiques pour donner des branches de ton kone tha à manger aux éléphants afin de les déparasiter.


