Everyone knows Bamboo, especially in Laos, but behind this simple name hides a very complex botanical reality. In fact, Bamboo, which is a “reed tree”, does not resemble any other plant.
All Bamboos have underground stems called rhizomes from which roots emerge and also buds which will give either another rhizome or a shoot and an aerial stem, generally hollow, called thatch. This thatch is partitioned at the level of the nodes on which the sheath which protects the young shoot and then the stem is inserted; this sheath is important to determine the species of Bamboo which cannot be made from the flowers. Indeed, the flowering of Bamboos presents particularities which are yet neither completely verified nor completely explained; it is not regular and often spaced several decades apart; for a given species, it occurs simultaneously throughout an entire region, or even the entire world, regardless of the age of the plant; and finally the bamboos dry out and die after flowering.
In the 18th century the genus Bambusa was created, but over the next two centuries botanists had to create 75 new genera to account for the diversity of Bamboos. Most Bamboos are Asian, others American and a few African. The Lao, like their neighbors, use around twenty species which correspond to around fifty Lao vernacular names. It is therefore impossible to give an account here of all the names and all the uses which, “from the cradle to the grave”, accompany the life of the Lao.
Mai hia is a medium-sized Bamboo, it is used to make slats, tiles, boards and rafts. It is especially sought after for making the khèn, a mouth organ emblematic of Lao culture. This musical instrument is made up of Bamboos of different lengths, assembled in two rows of 3 to 8 pipes pierced with a hole and inserted on a wooden sleeve acting as a blower.
This Bamboo is also sought after for its shoots harvested from August to September; they are dried in the sun and can be stored all year round. Because they are both an important food resource and a delicacy appreciated by gourmets, Bamboo shoots are canned in several ways: fermented, in brine, dried, they are thus easily marketed.
Tout le monde connaît le bambou, surtout au Laos, mais derrière ce nom simple se cache une réalité botanique très complexe. En effet le bambou qui est un « arbre–roseau » ne ressemble à aucune autre plante.
Tous les bambous ont des tiges souterraines appelées rhizomes d’où partent des racines et aussi des bourgeons qui donneront soit un autre rhizome, soit une pousse et une tige aérienne, généralement creuse, appelée chaume. Ce chaume est cloisonné au niveau des nœuds sur lesquels s’insère la gaine qui protège la jeune pousse puis la tige; cette gaine est importante pour déterminer l’espèce du bambou qui ne peut se faire à partir des fleurs. En effet la floraison des bambous présente des particularités qui ne sont encore ni complétement vérifiées ni complétement expliquées; elle n’est pas régulière et souvent espacée de plusieurs dizaines d’années; pour une espèce donnée, elle se produit simultanément dans toute une région, voire dans le monde entier, quel que soit l’âge de la plante; et enfin les bambous se dessèchent et meurent après avoir fleuri.
Au XVIIIème siècle fut créé le genre Bambusa, mais pendant les deux siècles suivants les botanistes ont dû créer 75 genres nouveaux pour rendre compte de la diversité des bambous. La plupart des bambous sont asiatiques, d’autres américains et quelques-uns africains. Les Lao, comme leurs voisins, en utilisent environ une vingtaine d’espèces qui correspondent à une cinquantaine de noms vernaculaires lao. Il est donc impossible de rendre compte ici de tous les noms et de tous les usages qui, « du berceau au tombeau », accompagnent la vie des Lao.
Mai hia est un bambou de taille moyenne, il sert à faire des lattes, des tuiles, des planches, des radeaux. Il est surtout recherché pour fabriquer le khèn, orgue à bouche emblématique de la culture lao. Cet instrument de musique est constitué par des bambous de longueurs différentes, assemblés en deux rangées de 3 à 8 tuyaux percés d’un trou et insérés sur un manchon de bois faisant office de soufflerie.
Ce bambou est recherché aussi pour ses pousses récoltées d’août à septembre; elles sont séchées au soleil et peuvent être conservées toute l’année. Parce qu’elles sont à la fois une ressource alimentaire importante et un mets apprécié des gourmets, les pousses de bambou sont mises en conserve de plusieurs manières : fermentées, en saumure, séchées, elles sont ainsi facilement commercialisées.





Everyone knows Bamboo, especially in Laos, but behind this simple name hides a very complex botanical reality. In fact, Bamboo, which is a “reed tree”, does not resemble any other plant.
All Bamboos have underground stems called rhizomes from which roots emerge and also buds which will give either another rhizome or a shoot and an aerial stem, generally hollow, called thatch. This thatch is partitioned at the level of the nodes on which the sheath which protects the young shoot and then the stem is inserted; this sheath is important to determine the species of Bamboo which cannot be made from the flowers. Indeed, the flowering of Bamboos presents particularities which are yet neither completely verified nor completely explained; it is not regular and often spaced several decades apart; for a given species, it occurs simultaneously throughout an entire region, or even the entire world, regardless of the age of the plant; and finally the bamboos dry out and die after flowering.
In the 18th century the genus Bambusa was created, but over the next two centuries botanists had to create 75 new genera to account for the diversity of Bamboos. Most Bamboos are Asian, others American and a few African. The Lao, like their neighbors, use around twenty species which correspond to around fifty Lao vernacular names. It is therefore impossible to give an account here of all the names and all the uses which, “from the cradle to the grave”, accompany the life of the Lao.
Mai hia is a medium-sized Bamboo, it is used to make slats, tiles, boards and rafts. It is especially sought after for making the khèn, a mouth organ emblematic of Lao culture. This musical instrument is made up of Bamboos of different lengths, assembled in two rows of 3 to 8 pipes pierced with a hole and inserted on a wooden sleeve acting as a blower.
This Bamboo is also sought after for its shoots harvested from August to September; they are dried in the sun and can be stored all year round. Because they are both an important food resource and a delicacy appreciated by gourmets, Bamboo shoots are canned in several ways: fermented, in brine, dried, they are thus easily marketed.
Tout le monde connaît le bambou, surtout au Laos, mais derrière ce nom simple se cache une réalité botanique très complexe. En effet le bambou qui est un « arbre–roseau » ne ressemble à aucune autre plante.
Tous les bambous ont des tiges souterraines appelées rhizomes d’où partent des racines et aussi des bourgeons qui donneront soit un autre rhizome, soit une pousse et une tige aérienne, généralement creuse, appelée chaume. Ce chaume est cloisonné au niveau des nœuds sur lesquels s’insère la gaine qui protège la jeune pousse puis la tige; cette gaine est importante pour déterminer l’espèce du bambou qui ne peut se faire à partir des fleurs. En effet la floraison des bambous présente des particularités qui ne sont encore ni complétement vérifiées ni complétement expliquées; elle n’est pas régulière et souvent espacée de plusieurs dizaines d’années; pour une espèce donnée, elle se produit simultanément dans toute une région, voire dans le monde entier, quel que soit l’âge de la plante; et enfin les bambous se dessèchent et meurent après avoir fleuri.
Au XVIIIème siècle fut créé le genre Bambusa, mais pendant les deux siècles suivants les botanistes ont dû créer 75 genres nouveaux pour rendre compte de la diversité des bambous. La plupart des bambous sont asiatiques, d’autres américains et quelques-uns africains. Les Lao, comme leurs voisins, en utilisent environ une vingtaine d’espèces qui correspondent à une cinquantaine de noms vernaculaires lao. Il est donc impossible de rendre compte ici de tous les noms et de tous les usages qui, « du berceau au tombeau », accompagnent la vie des Lao.
Mai hia est un bambou de taille moyenne, il sert à faire des lattes, des tuiles, des planches, des radeaux. Il est surtout recherché pour fabriquer le khèn, orgue à bouche emblématique de la culture lao. Cet instrument de musique est constitué par des bambous de longueurs différentes, assemblés en deux rangées de 3 à 8 tuyaux percés d’un trou et insérés sur un manchon de bois faisant office de soufflerie.
Ce bambou est recherché aussi pour ses pousses récoltées d’août à septembre; elles sont séchées au soleil et peuvent être conservées toute l’année. Parce qu’elles sont à la fois une ressource alimentaire importante et un mets apprécié des gourmets, les pousses de bambou sont mises en conserve de plusieurs manières : fermentées, en saumure, séchées, elles sont ainsi facilement commercialisées.










Everyone knows Bamboo, especially in Laos, but behind this simple name hides a very complex botanical reality. In fact, Bamboo, which is a “reed tree”, does not resemble any other plant.
All Bamboos have underground stems called rhizomes from which roots emerge and also buds which will give either another rhizome or a shoot and an aerial stem, generally hollow, called thatch. This thatch is partitioned at the level of the nodes on which the sheath which protects the young shoot and then the stem is inserted; this sheath is important to determine the species of Bamboo which cannot be made from the flowers. Indeed, the flowering of Bamboos presents particularities which are yet neither completely verified nor completely explained; it is not regular and often spaced several decades apart; for a given species, it occurs simultaneously throughout an entire region, or even the entire world, regardless of the age of the plant; and finally the bamboos dry out and die after flowering.
In the 18th century the genus Bambusa was created, but over the next two centuries botanists had to create 75 new genera to account for the diversity of Bamboos. Most Bamboos are Asian, others American and a few African. The Lao, like their neighbors, use around twenty species which correspond to around fifty Lao vernacular names. It is therefore impossible to give an account here of all the names and all the uses which, “from the cradle to the grave”, accompany the life of the Lao.
Mai hia is a medium-sized Bamboo, it is used to make slats, tiles, boards and rafts. It is especially sought after for making the khèn, a mouth organ emblematic of Lao culture. This musical instrument is made up of Bamboos of different lengths, assembled in two rows of 3 to 8 pipes pierced with a hole and inserted on a wooden sleeve acting as a blower.
This Bamboo is also sought after for its shoots harvested from August to September; they are dried in the sun and can be stored all year round. Because they are both an important food resource and a delicacy appreciated by gourmets, Bamboo shoots are canned in several ways: fermented, in brine, dried, they are thus easily marketed.
Tout le monde connaît le bambou, surtout au Laos, mais derrière ce nom simple se cache une réalité botanique très complexe. En effet le bambou qui est un « arbre–roseau » ne ressemble à aucune autre plante.
Tous les bambous ont des tiges souterraines appelées rhizomes d’où partent des racines et aussi des bourgeons qui donneront soit un autre rhizome, soit une pousse et une tige aérienne, généralement creuse, appelée chaume. Ce chaume est cloisonné au niveau des nœuds sur lesquels s’insère la gaine qui protège la jeune pousse puis la tige; cette gaine est importante pour déterminer l’espèce du bambou qui ne peut se faire à partir des fleurs. En effet la floraison des bambous présente des particularités qui ne sont encore ni complétement vérifiées ni complétement expliquées; elle n’est pas régulière et souvent espacée de plusieurs dizaines d’années; pour une espèce donnée, elle se produit simultanément dans toute une région, voire dans le monde entier, quel que soit l’âge de la plante; et enfin les bambous se dessèchent et meurent après avoir fleuri.
Au XVIIIème siècle fut créé le genre Bambusa, mais pendant les deux siècles suivants les botanistes ont dû créer 75 genres nouveaux pour rendre compte de la diversité des bambous. La plupart des bambous sont asiatiques, d’autres américains et quelques-uns africains. Les Lao, comme leurs voisins, en utilisent environ une vingtaine d’espèces qui correspondent à une cinquantaine de noms vernaculaires lao. Il est donc impossible de rendre compte ici de tous les noms et de tous les usages qui, « du berceau au tombeau », accompagnent la vie des Lao.
Mai hia est un bambou de taille moyenne, il sert à faire des lattes, des tuiles, des planches, des radeaux. Il est surtout recherché pour fabriquer le khèn, orgue à bouche emblématique de la culture lao. Cet instrument de musique est constitué par des bambous de longueurs différentes, assemblés en deux rangées de 3 à 8 tuyaux percés d’un trou et insérés sur un manchon de bois faisant office de soufflerie.
Ce bambou est recherché aussi pour ses pousses récoltées d’août à septembre; elles sont séchées au soleil et peuvent être conservées toute l’année. Parce qu’elles sont à la fois une ressource alimentaire importante et un mets apprécié des gourmets, les pousses de bambou sont mises en conserve de plusieurs manières : fermentées, en saumure, séchées, elles sont ainsi facilement commercialisées.


