What is called in French “dessert” does not exist in Lao cuisine; when you are offered it at the end of a meal, it is rather to make it “European”. This does not mean that the Lao do not appreciate sweet dishes (khong van), but they traditionally consume them, like fruits for that matter, outside of meals. Their preparation, contrary to what one might think, is very elaborate and often strange for a European. This is the case with the one made from a vine called in Lao, mô noy.
This vine, which is spontaneous in Laos and Thailand, is sometimes cultivated in gardens; it has heart-shaped leaves, inconspicuous flowers and bears clusters of small round fruits. These leaves have the particularity of being a gelling agent; just crush a handful by hand and let the resulting liquid sit to watch it turn into a dark green jelly. The Lao cooks put a large number of leaves in a cotton cloth which they press into the water where the green juice spreads, the know-how of each one makes it possible to dose the water and the leaves to obtain a jelly from a good consistency. By adding a little sugar to this jelly, you get a nam van (“sweet water”) which often intrigues the uninitiated. By adding coconut milk you get khao lot song which is also made with pandanus leaves. To give more consistency to phon (thick stew) like phon pa made with fish, you can add a little of this jelly. Finally, cold drink merchants sometimes offer you nam mô noy, made with the plant, but in small quantities so that it does not jelly.
As many of these plants from which the juice is extracted, mô noy is traditionally considered a ya dyen, that is to say, “a cold medicine”, which cleanses the body. We can for the same effect make a decoction of its roots.
The Institute of Traditional Medicine recommends this plant to fight against fever and, in the “list of medicinal plants inventoried in the Houaiyang Reserve”, it is listed in the treatment of liver diseases and against fever.
Let us note in conclusion that the Thais have undertaken scientific studies of Cyclea Barbata at the Institute of Nutrition of the University of Mahidol (Nakhon Pathom) because it has “the unique characteristic of being able to be used as a food and as a nutritional regulator as well although as a medicine of nutrition and moreover it has its place in the food industry”.
Ce que l’on appelle en français « dessert » n’existe pas dans la cuisine lao; lorsque l’on vous en propose en fin de repas, c’est plutôt pour faire « européen ». Ce qui ne veut pas dire que les Lao n’apprécient pas les mets sucrés (khong van), mais ils les consomment traditionnellement, comme les fruits d’ailleurs, en dehors des repas. Leur préparation, contrairement à ce que l’on peut penser, est très élaborée et souvent étrange pour un Européen. Il en est ainsi de celle faite à base d’une liane appelée en lao mô noy.
Cette liane, qui est spontanée au Laos et en Thaïlande, est parfois cultivée dans les jardins; elle a des feuilles en forme de cœur, des fleurs peu visibles et donne des grappes de petits fruits ronds. Ces feuilles ont la particularité d’être un gélifiant; il suffit d’en écraser une poignée à la main et de laisser le liquide obtenu en repos pour le voir se transformer en une gelée vert foncé. Les cuisinières lao mettent une grande quantité de feuilles dans un linge en coton qu’elles pressent dans l’eau où se répand le jus vert, le savoir-faire de chacune permet de doser l’eau et les feuilles pour obtenir une gelée de la bonne consistance. En ajoutant à cette gelée un peu de sucre on obtient un nam van (« eau sucrée ») qui intrigue souvent les non-initiés. En rajoutant du lait de coco on obtient du khao lot song lequel se fait aussi avec des feuilles de pandanus. Pour donner plus de consistance aux phon (ragoût épais) comme le phon pa fait avec du poisson, on peut y mettre un peu de cette gelée. Enfin les marchands de boissons fraîches vous proposent parfois nam mô noy, faite avec la plante, mais en petite quantité pour qu’elle ne prenne pas en gelée.
Comme beaucoup de ces plantes dont on extrait le jus, mô noy est considéré dans la tradition comme un ya dyen, c’est-à-dire « un médicament froid », qui nettoie l’organisme. On pourra pour le même effet faire une décoction de ses racines.
L’Institut de Médecine Traditionnelle préconise cette plante pour lutter contre la fièvre et, dans la « liste des plantes médicinales inventoriées dans la Réserve de Houaiyang », elle est inscrite dans le traitement des maladies de foie et contre la fièvre.
Notons pour conclure que les Thaïlandais ont entrepris des études scientifiques de Cyclea Barbata à l’Institut de Nutrition de l’Université de Mahidol (Nakhon Pathom) parce qu’elle a «la caractéristique unique de pouvoir être utilisée comme aliment et comme régulateur nutritionnel aussi bien que comme médicament de la nutrition et qu’elle a en outre sa place dans l’industrie alimentaire ».




What is called in French “dessert” does not exist in Lao cuisine; when you are offered it at the end of a meal, it is rather to make it “European”. This does not mean that the Lao do not appreciate sweet dishes (khong van), but they traditionally consume them, like fruits for that matter, outside of meals. Their preparation, contrary to what one might think, is very elaborate and often strange for a European. This is the case with the one made from a vine called in Lao, mô noy.
This vine, which is spontaneous in Laos and Thailand, is sometimes cultivated in gardens; it has heart-shaped leaves, inconspicuous flowers and bears clusters of small round fruits. These leaves have the particularity of being a gelling agent; just crush a handful by hand and let the resulting liquid sit to watch it turn into a dark green jelly. The Lao cooks put a large number of leaves in a cotton cloth which they press into the water where the green juice spreads, the know-how of each one makes it possible to dose the water and the leaves to obtain a jelly from a good consistency. By adding a little sugar to this jelly, you get a nam van (“sweet water”) which often intrigues the uninitiated. By adding coconut milk you get khao lot song which is also made with pandanus leaves. To give more consistency to phon (thick stew) like phon pa made with fish, you can add a little of this jelly. Finally, cold drink merchants sometimes offer you nam mô noy, made with the plant, but in small quantities so that it does not jelly.
As many of these plants from which the juice is extracted, mô noy is traditionally considered a ya dyen, that is to say, “a cold medicine”, which cleanses the body. We can for the same effect make a decoction of its roots.
The Institute of Traditional Medicine recommends this plant to fight against fever and, in the “list of medicinal plants inventoried in the Houaiyang Reserve”, it is listed in the treatment of liver diseases and against fever.
Let us note in conclusion that the Thais have undertaken scientific studies of Cyclea Barbata at the Institute of Nutrition of the University of Mahidol (Nakhon Pathom) because it has “the unique characteristic of being able to be used as a food and as a nutritional regulator as well although as a medicine of nutrition and moreover it has its place in the food industry”.
Ce que l’on appelle en français « dessert » n’existe pas dans la cuisine lao; lorsque l’on vous en propose en fin de repas, c’est plutôt pour faire « européen ». Ce qui ne veut pas dire que les Lao n’apprécient pas les mets sucrés (khong van), mais ils les consomment traditionnellement, comme les fruits d’ailleurs, en dehors des repas. Leur préparation, contrairement à ce que l’on peut penser, est très élaborée et souvent étrange pour un Européen. Il en est ainsi de celle faite à base d’une liane appelée en lao mô noy.
Cette liane, qui est spontanée au Laos et en Thaïlande, est parfois cultivée dans les jardins; elle a des feuilles en forme de cœur, des fleurs peu visibles et donne des grappes de petits fruits ronds. Ces feuilles ont la particularité d’être un gélifiant; il suffit d’en écraser une poignée à la main et de laisser le liquide obtenu en repos pour le voir se transformer en une gelée vert foncé. Les cuisinières lao mettent une grande quantité de feuilles dans un linge en coton qu’elles pressent dans l’eau où se répand le jus vert, le savoir-faire de chacune permet de doser l’eau et les feuilles pour obtenir une gelée de la bonne consistance. En ajoutant à cette gelée un peu de sucre on obtient un nam van (« eau sucrée ») qui intrigue souvent les non-initiés. En rajoutant du lait de coco on obtient du khao lot song lequel se fait aussi avec des feuilles de pandanus. Pour donner plus de consistance aux phon (ragoût épais) comme le phon pa fait avec du poisson, on peut y mettre un peu de cette gelée. Enfin les marchands de boissons fraîches vous proposent parfois nam mô noy, faite avec la plante, mais en petite quantité pour qu’elle ne prenne pas en gelée.
Comme beaucoup de ces plantes dont on extrait le jus, mô noy est considéré dans la tradition comme un ya dyen, c’est-à-dire « un médicament froid », qui nettoie l’organisme. On pourra pour le même effet faire une décoction de ses racines.
L’Institut de Médecine Traditionnelle préconise cette plante pour lutter contre la fièvre et, dans la « liste des plantes médicinales inventoriées dans la Réserve de Houaiyang », elle est inscrite dans le traitement des maladies de foie et contre la fièvre.
Notons pour conclure que les Thaïlandais ont entrepris des études scientifiques de Cyclea Barbata à l’Institut de Nutrition de l’Université de Mahidol (Nakhon Pathom) parce qu’elle a «la caractéristique unique de pouvoir être utilisée comme aliment et comme régulateur nutritionnel aussi bien que comme médicament de la nutrition et qu’elle a en outre sa place dans l’industrie alimentaire ».








What is called in French “dessert” does not exist in Lao cuisine; when you are offered it at the end of a meal, it is rather to make it “European”. This does not mean that the Lao do not appreciate sweet dishes (khong van), but they traditionally consume them, like fruits for that matter, outside of meals. Their preparation, contrary to what one might think, is very elaborate and often strange for a European. This is the case with the one made from a vine called in Lao, mô noy.
This vine, which is spontaneous in Laos and Thailand, is sometimes cultivated in gardens; it has heart-shaped leaves, inconspicuous flowers and bears clusters of small round fruits. These leaves have the particularity of being a gelling agent; just crush a handful by hand and let the resulting liquid sit to watch it turn into a dark green jelly. The Lao cooks put a large number of leaves in a cotton cloth which they press into the water where the green juice spreads, the know-how of each one makes it possible to dose the water and the leaves to obtain a jelly from a good consistency. By adding a little sugar to this jelly, you get a nam van (“sweet water”) which often intrigues the uninitiated. By adding coconut milk you get khao lot song which is also made with pandanus leaves. To give more consistency to phon (thick stew) like phon pa made with fish, you can add a little of this jelly. Finally, cold drink merchants sometimes offer you nam mô noy, made with the plant, but in small quantities so that it does not jelly.
As many of these plants from which the juice is extracted, mô noy is traditionally considered a ya dyen, that is to say, “a cold medicine”, which cleanses the body. We can for the same effect make a decoction of its roots.
The Institute of Traditional Medicine recommends this plant to fight against fever and, in the “list of medicinal plants inventoried in the Houaiyang Reserve”, it is listed in the treatment of liver diseases and against fever.
Let us note in conclusion that the Thais have undertaken scientific studies of Cyclea Barbata at the Institute of Nutrition of the University of Mahidol (Nakhon Pathom) because it has “the unique characteristic of being able to be used as a food and as a nutritional regulator as well although as a medicine of nutrition and moreover it has its place in the food industry”.
Ce que l’on appelle en français « dessert » n’existe pas dans la cuisine lao; lorsque l’on vous en propose en fin de repas, c’est plutôt pour faire « européen ». Ce qui ne veut pas dire que les Lao n’apprécient pas les mets sucrés (khong van), mais ils les consomment traditionnellement, comme les fruits d’ailleurs, en dehors des repas. Leur préparation, contrairement à ce que l’on peut penser, est très élaborée et souvent étrange pour un Européen. Il en est ainsi de celle faite à base d’une liane appelée en lao mô noy.
Cette liane, qui est spontanée au Laos et en Thaïlande, est parfois cultivée dans les jardins; elle a des feuilles en forme de cœur, des fleurs peu visibles et donne des grappes de petits fruits ronds. Ces feuilles ont la particularité d’être un gélifiant; il suffit d’en écraser une poignée à la main et de laisser le liquide obtenu en repos pour le voir se transformer en une gelée vert foncé. Les cuisinières lao mettent une grande quantité de feuilles dans un linge en coton qu’elles pressent dans l’eau où se répand le jus vert, le savoir-faire de chacune permet de doser l’eau et les feuilles pour obtenir une gelée de la bonne consistance. En ajoutant à cette gelée un peu de sucre on obtient un nam van (« eau sucrée ») qui intrigue souvent les non-initiés. En rajoutant du lait de coco on obtient du khao lot song lequel se fait aussi avec des feuilles de pandanus. Pour donner plus de consistance aux phon (ragoût épais) comme le phon pa fait avec du poisson, on peut y mettre un peu de cette gelée. Enfin les marchands de boissons fraîches vous proposent parfois nam mô noy, faite avec la plante, mais en petite quantité pour qu’elle ne prenne pas en gelée.
Comme beaucoup de ces plantes dont on extrait le jus, mô noy est considéré dans la tradition comme un ya dyen, c’est-à-dire « un médicament froid », qui nettoie l’organisme. On pourra pour le même effet faire une décoction de ses racines.
L’Institut de Médecine Traditionnelle préconise cette plante pour lutter contre la fièvre et, dans la « liste des plantes médicinales inventoriées dans la Réserve de Houaiyang », elle est inscrite dans le traitement des maladies de foie et contre la fièvre.
Notons pour conclure que les Thaïlandais ont entrepris des études scientifiques de Cyclea Barbata à l’Institut de Nutrition de l’Université de Mahidol (Nakhon Pathom) parce qu’elle a «la caractéristique unique de pouvoir être utilisée comme aliment et comme régulateur nutritionnel aussi bien que comme médicament de la nutrition et qu’elle a en outre sa place dans l’industrie alimentaire ».


